1 Samurr

Lurbanisation Dans Le Monde Dissertations

 

 

LA DISSERTATION EN GEOGRAPHIE

    La dissertation est une rédaction organisant avec rigueur et méthode des connaissances sur un sujet précis. C’est une démonstration : vous devez construire une réponse à la question posée, clairement exposée et solidement argumentée. Dans cet exercice, on restitue de façon organisée et ordonnée ses connaissances. Le sujet de type 1 en géographie porte sur une question de cours (ceci suppose donc qu’il faille connaître son cours) et s’accompagne d’un fonds de carte à compléter ou alors d’un schéma ou d’un organigramme.

I- COMMENT PRÉPARER SA DISSERTATION ? LES ÉTAPES

     La dissertation est un exercice aux contours précis qui se traite en plusieurs étapes: Mais avant de commencer tout travail de dissertation, il existe deux préalables: Bien connaître son cours (le sujet de type 1 porte sur une question de cours) pour mobiliser les connaissances, mais aussi ignorer son courspour ne pas tomber dans une reproduction abusive et à contre temps de son cours ou de faits n'ayant rien à voir avec le sujet.

1- D’entrée de jeu, il faut lire et comprendre le sujet : il est important de s’imprégner du sujet, c’est à dire de l’apprécier convenablement. Ceci revient à cerner les bornes spatiales et chronologiques du sujet ; Dans ce cas, ceci permet de connaître l'espace sur lequel porte le sujet et aussi, la ou les parties du cours qui devraient vous aider à bâtir votre démonstration. Il faut connaitre que la dissertation ne consiste pas à reproduire le cours, mais plutôt à ressortir certains éléments du cours qui devraient vous aider à faire le devoir.

2- Il faut analyser des mots clés du sujet, bien définir leur sens et les implications qui en résultent  : les termes qu’il utilise apportent les réponses et cela permet de définir le contenu et les limites du sujet. Le plus souvent s'il s'agit d'un sujet citation "Les volcans associent la belle et la bête" par exemple, il faut prendre la peine de réinterpréter le sujet, c'est à dire dire en ses propres mots comment on a compris le sujet: il s'agit alors de sa reformulation.

3- Faire apparaître la problématique c’est-à-dire l’idée centrale ou le problème soulevé dans le sujet. En d’autres termes : il s’agit de ce dont il est question dans le sujet.

4- On adopte un plan pour organiser ses connaissances. Le plan est le guide de la dissertation, son cheminement logique qui montre comment la dissertation sera traitée, le nombre de parties, leur ordre d'apparition.

5- Mobilisation des connaissances : Après plusieurs lectures, des idées germent de la tête, n’en négligez aucune, notez les toutes au brouillon, ceci permet de sélectionner celles qui vont servir à la démonstration. Après avoir mobilisé ses connaissances, il faut par la suite les classer selon les parties et procéder à un tri de celles qui vont vous aider tout en négligeant celles qui n'apportent rien au devoir

II-LA RÉDACTION DU SUJET

     Après le travail préparatoire, il faut passer à la rédaction du sujet. Chaque sujet comprend une introduction, un exposé et une conclusion. Rédiger un devoir c'est comme conduire une voiture, assurez vous que vous suivez le cap et posez vous toujours cette question: suis je dans la bonne direction ?

A- L’INTRODUCTION : Elle comprend trois parties qui sont : Le préambule, La problématique, Le plan.

Certains écueils doivent être évités : la réponse à la question du libellé à l’introduction ; des introductions longues, véritable fourre tout et allant dans tous les sens ; des introductions bâclées illisibles qui indisposent le correcteur etc. Il faut connaître qu’une bonne introduction permet de montrer que l’on a compris le sujet, et donne les axes de la suite du devoir. Soyez donc synthétique, concis, précis, et allez droit au but. Une introduction ne doit pas dépasser 12 lignes sur la feuille de composition qu'on vous fournit lors de l'examen.

Le préambule : il correspond à amener le sujet. Amener le sujet consiste à trouver un point de départ possible qui permet de déboucher lorsqu’il est bien cerné sur la problématique sans que l’on observe une « cassure ».

Au préambule, on peut utiliser l’approche par définition (de plus en plus rare) ou l’approche généraliste.

Que doit-on trouver dans un préambule ? On doit y trouver : le cadre géographique ou spatial et le thème central. Le cadre spatial est la délimitation du sujet. Cette délimitation peut concerner un espace ou une aire précise (ville, pays, continent, planète). Le thème central peut être une activité, un phénomène, un processus.

Comment doit-on amener le sujet?  On peut pour amener le sujet, partir de : l’importance ou de la place d’une activité, de la mise en évidence de certains faits (géographie économique) ou alors du fonctionnement, de la description ou de la présentation d’un phénomène, d’un processus (géographie physique).

La problématique C’est la question soulevée par le sujet, le problème que l’on doit résoudre. Dégager la problématique revient à exposer le problème contenu dans le sujet, elle répond à : « de quoi est-il question dans le sujet ? » Comme expressions pour l’annoncer, on peut utiliser : le sujet pose le problème de, il est question ici de ; le problème soulevé ici est etc. On peut également produire une problématique sous forme de question (une question qui permet de traiter le sujet et sert de colonne vertébrale à l’élaboration du plan) en utilisant des adverbes ou adjectifs interrogatifs: Comment, qu’est ce qui, pourquoi ?

Le PLAN : c’est le guide de la dissertation. Il indique les idées principales qui constituent l’articulation du devoir. Il découle directement de la problématique. Il n’est rien d’autre alors qu’une manière logique et ordonnée d’exposer votre pensée. Vous l’annoncez pour que celui qui vous lit sache où vous allez et quelle est votre démarche. En géographie, le plan est souvent suggéré par le libellé du sujet. Ex : l’informel dans les villes du Tiers monde : avantages et inconvénients : on a une première partie concernant les avantages et la seconde, les inconvénients. Les mouvements des plaques et leurs conséquences (1er partie : mouvements, 2e partie : leurs conséquences), Structure et rôles de l’atmosphère. De nos jours, il existe la consigne de travail qui donne les orientations par rapport à comment traiter le sujet.

Pour annoncer le plan, des expressions comme : D’une part, d’autre part, dans un premier temps, et dans un second temps (pour les plans à deux parties), successivement, tour à tour, d’abord, ensuite, enfin, par la fin etc. (pour les plans à trois parties) A ces expressions, vous devez associer des verbes qui expriment l'intention ou l'objectif que vous voulez atteindre. Le choix des verbes doit de ce fait être très judicieux. Comme verbes: analyser, identifier, énumérer, ressortir, présenter, donner, montrer, inventorier etc.

B- L’EXPOSE OU DÉVELOPPEMENT :Le développement traite en détail la problématique. Il est divisé en parties (2-3) résumables en une phrase et alimentées en paragraphes. Chaque partie se décompose en plusieurs paragraphes (2 au minimum et 4 au maximum), dont chacun traite un point particulier. Chaque paragraphe correspond à une idée et à une seule idée illustrée par un ou deux exemples. En clair, on peut retenir qu’un paragraphe = une idée à laquelle s’ajoutent une démonstration ou une explication/description et un ou deux exemples, des schémas et ou des données statistiques.

Le début de chaque partie annonce son contenu : c’est la phrase d’introduction de partie. Vous exposez l’idée principale en disant en une ou deux phrases ce que vous allez développer, c'est-à-dire le contenu des paragraphes qui suivent. La partie se termine sur une conclusion annonçant la partie suivante. On parle de conclusion partielle : phrase faisant la liaison avec la partie suivante. Elle résume les résultats de l’argumentation et ouvre sur la partie suivante) ; Pour ce qui est du raisonnement géographique : on identifie l’idée à développer (sa présentation), on décrit son fonctionnement ou on explique son mécanisme et on l’illustre à l’aide d’exemples, de statistiques, de schémas ou de citations etc. Pour mieux organiser son travail on peut adopter un plan détaillé où figurent les parties (leur nombre et leur titre) et les sous parties ou paragraphes ou idées, leur développement et les exemples/schémas/statistiques qui les illustrent. Ce plan peut apparaître sous forme d’une matrice d’idées.

Pour la présentation, on doit voir la structure de votre démonstration. Au 1er coup d’œil, on doit voir où sont vos parties et combien il y a de paragraphes dans chacune d’elles. Allez à la ligne au début de chaque paragraphe. Il faut éviter une argumentation muette qui ne fait pas appel aux exemples, et est peu explicite. Il faut utiliser un style simple, des phrases courtes (sujet –verbe- complément).

Bon à connaître : Dans toute dissertation, le développement est noté sur 8 ou 12 points répartis ainsi qu’il suit : (4) 8 points pour les connaissances, 02 points pour l’organisation des idées, et 02 points pour l’argumentation et les exemples.

1- Les connaissances sont des idées que vous devez ressortir et développer au cours de votre travail. Ce sont ces idées qui constituent la partie charnière de votre développement. Il y a à cet effet un certain nombre d’idées à ressortir dans tout devoir. Il se situe généralement entre 4 et 6 pour toutes les parties en fonction du type de sujet. Barème: 4 à 8 points

2- L’ordonnancement des idées : une fois les idées ressorties, il faut les organiser en partie, en paragraphes pour former un tout cohérent. Ces idées doivent s’enchaîner logiquement. Il faut entre 2 et 4 paragraphes par partie. Il faut songer à équilibrer les parties tant dans leur importance que dans leur contenu. Ces idées principales défendues par des arguments précis et justifiées soient ordonnancées les unes avec les autres de façon cohérente. Utilisez alors des transitions pour rélier vos parties, des introductions partielles pour annoncer le contenu de vos parties, respectez l'ordre que vous avez établi à l'introduction. Barème : 2 points

3- Argumentation et exemples. Les idées sont développées (expliquées, décrites) à l’aide d’arguments et illustrées par des exemples, des citations, des schémas ou des statistiques. Tout élève est jugé sur sa capacité à souligner les grandes idées et à les relier entre elles de manière cohérente. Alors illustrez vos paragraphes, citez des auteurs, des statistiques, faites des schémas etc. Ne faites jamais un devoir où vous ne développez et illustré pas. Barème : 2 points

On résume: dans tout développement d'une dissertation , vous devez:

1- Commencer par une introduction partielle qui annonce le contenu des paragraphes qui suivent, c'est à dire ce que vous allez développer;
2- Organiser vos parties en paragraphes et songer à les équilibrer;
3- Développer vos paragraphes, c'est à dire énoncer une idée, la développer ou l'expliquer et l'illustrer par des schémas, des exemples, des statistiques;
4- Aller à la ligne au début de chaque paragraphe:
5- Terminer sa partie par une conclusion partielle qui fait le bilan de la partie écoulée (ce qu'on peut retenir) et ouvre sur la prochaine partie (ce qu'on doit faire)

C- LA CONCLUSION:

      La conclusion marque la fin du raisonnement, ouvre si possible sur d’autres perspectives ou d’autres pistes de réflexion, et reformule les divers aspects. C’est en somme le prolongement de l’analyse. Évitez d'utiliser des expressions telles: en définitive, en somme, au crépuscule de notre devoir, arrivé au terme de notre analyse, pour conclure, en conclusion etc. Ses parties sont les suivantes :

- Le bilan de l’analyse : on reprend les étapes de la réflexion (comment elle a été menée): Il faut éviter des expressions comme: en définitive, il était question, pour conclure etc.

-La réponse à la problématique synthèse en quelques phrases du résultat de la recherche, le résultat auquel on est parvenu

- L’ouverture ou l’élargissement ou les perspectives : ici on ouvre la réflexion vers de nouvelles pistes de réflexion, partant du travail déjà effectué, bref une nouvelle idée qui la prolonge.

SUJET 1

Importance et problèmes des régions volcaniques.

Remarques générales sur le sujet: D'entrée de jeu, il s'agit d'un sujet lié au volcanisme. Il concerne à cet effet toutes les régions volcaniques du monde et par conséquent, les exemples doivent sortir de toutes les régions du monde où ont lieu les activités volcaniques. De plus la partie du cours qui doit nous aider à traiter ce devoir est celle portant sur les atouts et problèmes du volcanisme. Par conséquent, il faut d'ores et déjà savoir comment mobiliser ses connaissances et ignorer les autres parties du cours.
Interrogation du sujet: espace concerné: Monde entier, Approche: mise en évidence des faits ou approche historique Problématique: Quelle est l'importance des volcans et les problèmes qu'ils font courir à l'homme? Plan note, le plan est déjà suggéré par le libellé du sujet:
I- Importance,1- Agricole, Géothermique, touristique (3paragraphes)
II- Problèmes:1- Pertes en vie humaines, 2- dégâts matériels, 3- modification paysagère (3paragraphes)

Introduction:

     Les hommes ont toujours côtoyé les volcans, les louant ou les craignant pour de multiples raisons. Quels avantages les hommes tirent-ils de vivre dans les régions volcaniques et les risques qu'ils en courent? D'une part, on montrera l'importance des régions volcaniques pour les sociétés humaines qui s'y trouvent, et d'autre part on s’appesantira sur les problèmes qui en découlent.

            Pour de multiples raisons, les hommes choisissent de côtoyer les volcans et de vivre dans les régions volcaniques tirant ainsi profit de leur présence (IP). La première motivation est d'ordre agricole: les éruptions volcaniques parsèment leur voisinage de matériaux légers (cendres, lapillis), ce qui augmente la fertilité des sols. Les régions volcaniques deviennent alors des régions à forte densité agricole (Sud Espagne, Sud Ouest Camerounais) (Para1)
          En outre, il y a la possibilité d'exploiter la géothermie pour la production de l'électricité grâce à certaines techniques comme le procédé RCS. L'énergie captée des entrailles de la terre est ainsi utilisée pour produire de l'électricité. De nombreux pays comme l'Islande, les États Unis et l'Italie dépendent pour une partie de leur électricité, de la géothermie. (para2)
       Enfin, les éruption volcaniques créent des formes de relief pittoresques (pics du Mindif, Geysers de Yellow stone, lacs mâle et femelle du Mont Manengouba),  qui attirent les touristes, contribuant ainsi à faire entrer les devises. Cette contribution au tourisme fait vivre de nombreuses régions dans le monde comme Yellow Stone aux États Unis (apara3). Si par certains aspects les régions volcaniques sont importantes pour l'homme, par d'autres elles constituent une menace grave pour lui et ses infrastructures. (Cp)

          Les régions volcaniques peuvent dans certains cas constituer une menace pour les sociétés humaines (IP). Les éruptions volcaniques constituent la principale menace ou risque que les régions volcaniques font courir aux hommes. Ce sont surtout les éruptions explosives avec avalanches incandescentes et les lahars qui font le plus de dégâts. On se souvient encore des lahars du Nevado Del Ruiz en Colombie et la nuée ardente de la montagne Pelée. (para1)
         La seconde menace que les régions volcaniques font courir aux hommes concerne les destructions de leurs infrastructures (ponts, routes, habitats etc) à la suite d'éruptions. On se rappelle que certaines éruptions volcaniques (Vésuve, Nyiragongo) ont détruit partiellement ou entièrement des villes (Pompéi, Goma en RDC Herculanum) (para2)
         Enfin, les éruptions volcaniques peuvent perturber le relief, inverser le tracé des cours d'eau, causer des hivers volcaniques et carrément perturber la progression d'une ville (cas de Ngaoundéré, de Nkongsamba). On se rappelle qu'en Islande , à la suite d'une éruption volcanique la vague de froid qui s'est abattue sur le pays a causé des famines graves. (para3)

Conclusion

       A cause de leur importance, les hommes côtoient les régions volcaniques, mais en subissent en cas d'éruption, les conséquences(B). Toute fois, les enjeux étant plus forts que les problèmes, les hommes continuent à occuper les régions volcaniques qui deviennent de facto des zones de fortes densités humaines (RP). Face à la forte croissance démographique et à l'attrait des régions volcanique, des mesures de sécurité doivent être prises pour minimiser l'impact des effets néfastes des éruptions volcaniques sur les sociétés humaines (O).

PROBATOIRE CDE 2009

SUJET 1 : LES ROCHES DE L’ECORCE TERRESTRE : MISE EN PLACE ET UTILITE.

Consigne de travail : le candidat mettra l’accent sur le mode de formation et les usages ou l’utilité des différentes catégories de roches.

INTRODUCTION : La terre est une planète rocheuse ou tellurique. Elle est constituée de ce fait d’une multitude de roches qui se mettent place suivant plusieurs procédés. Il est question dans ce sujet de montrer comment se forment ces roches et de donner leur utilité. D’où la nécessité pour nous de présenter d’une part comment ces roches se mettent en place ces roches, et d’autre part leur utilité.

       La mise en place des roches dépend de la typologie  de celles-ci. Il existe ainsi trois grandes catégories de roches qui ont chacune leur mode de formation. La première catégorie concerne les roches magmatiques ou ignées ou cristallines : elles sont issues du magma et résultent du refroidissement et d’une cristallisation plus ou moins totale de celui ci. Lorsque ce refroidissement se fait en surface, il est rapide et on aboutit à des roches volcaniques ou effusives : les basaltes, les andésites. Par contre s’il se fait en profondeur, il est lent et on a des roches plutoniques ou intrusives : le cas du granite, des diorites, des monzonites.

      La seconde catégorie est constituée de roches sédimentaires : elles proviennent de l’altération d’autres roches. On  les classe en fonction de leur origine. On distingue ainsi les roches sédimentaires d’origine détritiques tels que le sable, les grès ; d’origine biochimique (marnes) ; d’origine authigène (la potasse, gypse) et d’origine biologique (charbon, lignite).

       Enfin, on a les roches métamorphiques constituent la dernière catégorie et sont issues de la transformation sous l’effet de la température et de la pression des roches pré existantes (magmatique et sédimentaire) celles –ci subissent des transformations dans leur structure et leur minéralogie. Les roches dépendent du type de métamorphisme (général, dynamo métamorphisme, métamorphisme de contact) et se forment par apport de chaleur (thermométamorphisme), sous l'effort de fortes températures et de fortes pressions ou alors tout simplement sous l'effet de la pression lithostatique. Autant de processus qui genèrent des granites anatexites, des schistes, des cornéennes. Intéressons nous maintenant à l’importance des roches. Les roches se mettent en place suivant plusieurs modalités et de leur exploitation, les hommes tirent de nombreux bénéfices.

 

        Les roches de l’écorce terrestre sont d’une grande utilité pour les êtres humains. Elles servent à la construction et de la décoration. En effet plusieurs roches à cause de leur structure servent à la construction des bâtiments et des édifices (pyramides de Kheops), d’autres sont utilisées pour la protection des littoraux (enrochement), la décoration. Parmi ces roches, on a les diorites, le marbre, le sable. Les roches sont utilisées utilisés comme matière première pour le ciment (Les calcaires). Pour le bitumage des roches, (la pouzzolane) et pour la et la fabrication d’objet (poterie, verrerie).

      Les roches ont des vertus thérapeutiques et culinaires. C’est ainsi que le sel germe et le sel sont utilisés dans la cuisson des aliments ; le kaolin est utilisé comme « masque » pour le visage et beaucoup apprécié des femmes.

      Sur le plan économique l’exploitation de certaines roches fait rentrer des devises.  C’est le cas des diamants, du pétrole, du charbon, de la lignite, des sables et autres graviers. De nombreux pays dans le monde fondent aujourd’hui leur économie sur l’exploitation des roches (Afrique du Sud– diamants ; Libye – pétrole).

CONCLUSION : L’écorce terrestre est constituée d’une multitude de roches. Celles ci ont des modes de formation qui sont fonction de leur hypologie et sont utiles à l’homme à plusieurs fins. L’exploitation économique de certaines de ces roches a permis à plusieurs pays d’amorcer leur décollage industriel

  PROBATOIRE A-B 2010

Sujet I : Atouts et freins au développement industriel des pays du Tiers-Monde.

Consigne de travail : Le candidat traitera des atouts naturels et humains, des freins économiques et techniques

ÉTAPES DE LA DÉMONSTRATION

  • Étape 1 : Lecture et imprégnation (interrogation) du sujet à travers ses mots clés : Atouts, Freins, développement industriel, pays du Tiers-monde
  • Étape 2 : Délimitation de mon cadre spatial et du thème. Aire concernée : Les pays du Tiers-monde, c'est-à-dire les pays sous développés ou en voie de développement.
  • Approche :Mise en évidence des faits ou contraste (Existence de MP, pourtant retard économique
  • Thème : L’industrialisation de cette partie du monde : atouts & obstacles. Au sortir de cette étape, je dois connaître le cours qui va m’aider à traiter le sujet : Les obstacles au développement industriel du Tiers-Monde. Ceci me permet de mobiliser les connaissances
  • Étape 3 : Je ressors la problématique : Quels sont les atouts et les freins au développement industriel des pays du Tiers-monde ?
  • Étape 4 : J’adopte un plan qui est déjà suggéré par le libellé du sujet et la consigne de travail. Dans le plan, je dois sélectionner les idées qui vont m’aider à bâtir la démonstration. Il faut noter que vous pourrez avoir dans le cadre de pareils sujets, assez d’idées. Un tri doit donc s’opérer pour ne pas transformer votre devoir en une fourre tout. Ce sujet comprend des idées secondaires et des sous idées secondaires

I-      LES ATOUTS AU DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL

  1.      Atouts naturels (énorme potentiel minier et énergétique, richesse des sols)

2-     Atouts humains (population dynamique, main d’œuvre abondante et à forte productivité, ingénieurs qualifiés)

II-     LES FREINS AU DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL

  1. Freins économiques (politiques fiscales et parafiscales peu souples, absence de capitaux
  2. reins techniques (potentiel industriel limité & peu diversifié, retard technologique)

Étape 4 : Je ressors les éléments de ma conclusion

Bilan : L’industrie des pays du Tiers monde regorge d’énormes atouts, malgré la récurrence de nombreux obstacles

Réponse problématique : L’importance et la diversité des atouts naturels et humains ne peuvent pas favoriser le décollage industriel des pays du Tiers monde si des freins techniques et économiques persistent

Ouverture : La diversification des secteurs d’activités et des partenaires économiques ne peuvent-elles pas constituer un tremplin pour l’émergence des pays du  Tiers monde en tant qu’entité industrielle ?

INTRODUCTION :

Les pays du TIERS-MONDE, malgré leur énorme potentiel énergétique et minier, l’abondance de la main d’œuvre, font encore face pour ce qui est de leur développement industriel à d’énormes difficultés. (Préambule). Quels sont les atouts dont dispose l’industrie de ces pays et les obstacles auxquels elle fait face ? (Problématique sous forme interrogative) Il question dans ce sujet d’identifier les atouts dont bénéficie l’industrie de ces pays et les obstacles qui l’empêchent réellement de décoller. (Problématique sous forme affirmative). D’où la nécessité pour nous de ressortir d’une part les atouts naturels et humains de cette industrie, et d’autre part d’identifier ses freins économiques et techniques (Plan)

          Pour leur développement industriel, les pays du Tiers monde bénéficient de nombreux atouts naturels et humains (Phrase d’introduction de partie) Au rang des atouts naturels, on a l’existence d’un énorme potentiel énergétique et  minier dans le sous sol de ces pays. C’est le cas des pays comme  l’Afrique du Sud et la RD Congo qui sont considérés comme des scandales  géologiques. (para 1)
          En plus, la présence de nombreux cours d’eau entrecoupés de chutes et de rapides permet de construire des barrages hydroélectriques qui produisent de l’électricité indispensable au fonctionnement des industries. (para 2)
         Sur le plan humain, la population des pays de cette partie du monde est majoritairement jeune et dynamique. On y rencontre également une main d’œuvre dynamique, diversifiée, à haute productivité. C’est pourquoi, cette main d’œuvre est courtisée par les multinationales. (@ 1)
         En outre, grâce à un enseignement de qualité, on trouve dans ces pays, de grands ingénieurs et d’ouvriers qualifiés dont a besoin l’industrie. C’est le cas des pays comme l’Inde, la Corée qui sont des pays de main d’œuvre. (para 2) Malgré ces atouts indéniables, l’industrialisation tarde encore à décoller dans ces pays à cause de nombreux obstacles. (CP).

       L’industrialisation du Tiers monde est entravée par de nombreux freins dont les plus importants sont économiques et techniques (IP) Sur le plan économique, l’industrie du TIERS-MONDE souffre du manque de capitaux. Il est donc difficile d’avoir un décollage industriel si les capitaux manquent et si les États ne subventionnent pas ces industries. (para 1)
      Outre les capitaux, on note des mauvaises politiques fiscales et parafiscales qui étouffent les industries. Celles-ci croupissent sous le poids de nombreuses charges fiscales et dans ces conditions, sont obligées de mettre la clé sous le paillasson. para 2)
        Sur le plan technique, le potentiel industriel des pays du TIERS-MONDE reste limité et se réduit dans l’ensemble aux agro industries. L’industrie y est peu diversifiée et embryonnaire. (para 1)
      On note enfin que l’industrie de ces pays accuse un énorme retard technologique. Ce retard technologique ne permet pas à l’industrie de ces pays de concurrencer celles des pays développés. (para 2)

CONCLUSION

(Bilan) L’industrie des pays du Tiers monde regorge d’énormes atouts, malgré la récurrence de nombreux obstacles. (Réponse problématique) L’importance et la diversité des atouts naturels et humains ne peuvent pas favoriser le décollage industriel des pays du Tiers monde si des freins techniques et économiques persistent. (Ouverture) La diversification des secteurs d’activités et des partenaires économiques ne peuvent-elles pas constituer un tremplin pour l’émergence des pays du  Tiers monde en tant qu’entité industrielle ?

SUJET: Les mouvements des plaques et leurs conséquences

 Remarques générales sur le sujet: Il s'agit d'un sujet de type 1 ou question de cours qui porte sur une partie d'un cours intitulée la tectonique des plaques. De plus, le sujet tel qu'il est libellé a déjà un plan qui suggère un travail en deux parties: d'un côté, les mouvements des plaques et de l'autre, leurs conséquences. Il reste donc à trouver: l'approche, la problématique, de mobiliser les connaissances pour densifier son plan.

  • Préambule: cadre spatial: partie superficielle de la terre (lithosphère); Approche: Présentation de cette partie, de son fonctionnement
  • Problématique: Quels sont les mouvements qu'effectuent ces plaques et les conséquences qui en découlent? (ou une autre approche: Il est question des mouvements qu'effectuent ces plaques et des conséquences qui en découlent).
  • Plan: plan en deux partie d'une part, d'autre part ou dans un premier temps, un second temps.....1ere Partie: Les mouvements des plaques (verbe: identifier, énumérer); 2e partie: Les conséquences de ces mouvements (verbes: présenter, mettre en relief)

 

PLAN DÉTAILLÉ CI DESSOUS

       I- Mouvements des plaques

  1. : mouvements de convergence (subduction, collision)
  2. - Mouvements de distension (écartement)

3- Mouvements de cisaillement (coulissage)

       II- Conséquences de ces mouvements

  1. Conséquences convergences (chaines de montagne, fosses, volcanisme, séismes,
  2. Conséquences distension (ouverture des océans, naissance du plancher océanique, séismes, volcans)
  3. Conséquences cisaillement (failles, séismes)

 

Introduction: La partie superficielle de la terre, connue sous le nom de lithosphère est découpée en une vingtaine de plaques qui sont constamment en mouvement.Quels sont les mouvements qu'effectuent ces plaques et les conséquences qui en découlent? ou  Il est question des mouvements qu'effectuent ces plaques et des conséquences qui en découlent). D'une part, identifions les mouvements qu'effectuent ces plaques et d'autre part, présentons leurs conséquences.

     Sous l'effet des courants de convection du manteau, les plaques effectuent trois types de mouvements: la convergence, la divergence et le cisaillement. La convergence est la rencontre des plaques et ici, on a le mouvement de subduction lorsqu'une plaque dense passe sous une plaque moins dense et s'enfonce dans l'asthénosphère ex. Nazca sous plaque sud américaine; la collision qui est la rencontre de deux plaques de même nature et de même densité ex. plaque indienne et plaque eurasienne.(para 1)
    La distension est un autre type de mouvement des plaque qui se passe au niveau des dorsales ou des rifts.On parle aussi d'écartement ou divergence. les procédés sont les suivants: bombardement, bombement, fracturation (para2)
    Enfin, le cisaillement ou transcurrence ou coulissage est le dernier mouvement. Il s'agit d'un déplacement horizontal ou latéral des plaques avec comme exemple, la faille de San Andréas en Californie.(para3) De ces mouvements de plaques, découlent plusieurs conséquences.(Transition)

      Les conséquences issues des mouvements des plaques dépendent des types de mouvements effectués par ces plaques.     La convergence engendre comme conséquences, la formation des chaines de montagne de subduction (Andes), de collision (Himalaya). On a aussi, la naissance des fosses océaniques profondes (Mariannes), des séismes profonds et d'un volcanisme explosif. (para1)
       Les conséquences de la distension quant à elles sont: l'ouverture des océans (Atlantique) ou la rupture prochaine d'un continent (rift Est africain), un volcanisme et des séismes sous marins et la naissance du plancher océanique (para2)
       Enfin le cisaillement produit comme conséquences: l'apparition des failles comme celle de San Andréas longue de près de 400 km, la naissance des séismes superficiels et très destructeurs.(para3)

Conclusion: (Bilan)La lithosphère n'est pas stable au regard des mouvements effectués par les plaques. (réponse problématique) L'ouverture des océans, les séismes, la formation des chaines de montagnes sont la conséquence de la mobilité des plaques.(ouverture) Au rythme de ces mouvements, il faudra s'attendre d'ici quelques millions d'années, selon le modèle de Ray Livermore et les cycles de Wilson,  à la modification et au remodelage du "visage" de la terre.

Sujet 1: La rupture de l’écosystème de la forêt équatoriale: causes, conséquences et solutions (Probatoire CDE 2012)

Après la lecture du sujet, je commence par mon introduction

Espace concerné: forêt équatoriale présente en Asie, Afrique et en Amérique

Problème soulevé: Causes de sa rupture, ses conséquences et les solutions

Approche utilisée: Description ou présentation de cet écosystème

Plan détaillé (2 à 3 idées par parties) j’opère une sélection d’idées du cours.

1– Causes rupture  (IP: La forêt équatoriale est la plus menacée des forêts mondiales)

  1. Besoin des terres agricoles
  2. Commerce du bois
  3.  Extension des villes (CP: Ces atteintes à la forêt s’accompagnent de nombreuses conséquences)

2– Conséquences

  1. Disparition des espèces animales et végétales
  2. Perturbation du cycle de l’eau et du climat)
  3.  Appauvrissement des sols (CP: Face aux multiples conséquences issues de la déforestation, il faut proposer des solutions)

3– Solutions à envisager pour sauver les forêts

  1.  Utiliser des bois éco certifiés
  2.  Reboiser
  3.  Éduquer les populations

INTRODUCTION:

            La forêt équatoriale fait partie des plus grands massifs forestiers du monde. Elle  est localisée  autour de l’équateur dans trois  continents: l’Afrique, l’Asie et l’Amérique. Mais il s’agit d’un écosystème fragile car en proie à plusieurs menaces. Quels sont les causes de la rupture de cet écosystème, les conséquences qui en découlent et les solutions de ré médiation ? Successivement, identifions les causes de la déforestation, les conséquences issues de celle-ci et esquissons un plan d’action pour sauver les  forêts tropicales.

             La forêt équatoriale est la plus menacée des forêts mondiale. Les causes sa rupture sont nombreuses. On a tout d’abord le besoin des terres agricoles par les populations locales qui coupent les arbres pour planter les cultures, ce qui réduit leur superficie.
            De plus, le commerce de bois met également en péril cette forêt. Des arbres y sont coupés pour être commercialisés surtout dans les pays occidentaux. Ceci participe alors à la réduction des espaces couverts par la forêts et on estime à 140 000 kilomètres carrés, la superficie des forêts qui disparait chaque année.
            Enfin, l’extension des villes se fait parfois aux dépens de cette forêt à cause surtout de l’urbanisation galopante et non maitrisée. Au Brésil par exemple, la forêt amazonienne est détruite pour laisser la place à des projets immobiliers. Pour de multiples raisons, la forêt est détruite, destruction s’accompagnant de multiples conséquences.

                  Les conséquences de la déforestation sont nombreuses. On a, la disparition des espèces animales végétales parfois encore non répertoriées du fait de la disparition de leur espace vitale,  ce qui peut conduire même à leur extinction. Chaque minute, c'est environ 7 espèces qui disparaissent de la terre.

             En outre, la disparition de la forêt perturbe le cycle de l’eau et même du climat dans la mesure où celle-ci  joue un rôle dans ces deux processus à travers l’évapotranspiration, et qu’elle fait respirer la planète. Ainsi, quand la forêt est détruite, des déséquilibres apparaissent au niveau de ces processus, les déréglant complètement.

             Enfin, la disparition de la forêt entraine un appauvrissement des sols. Cette dernière protège les sols et quand on coupe les arbres, le sol perd cette protection et surtout ses éléments nutritifs superficiels. Il est alors urgent d’adopter des solutions pour la protection des forêts

               Parmi les solutions à envisager pour sauver les forêts tropicales, il faut utiliser des bois éco certifiées, c'est-à-dire ceux qui proviennent des forêts durables dont l’exploitation est soumise à des normes et la vente règlementée.
              Une autre solution est le reboisement qui consiste à planter des arbres  sur des espaces autrefois occupés par des forêts pour permettre la régénération de celles-ci.

              Il faut également éduquer les populations riveraines des forêts et celles qui les exploitent. Il  s’agit de montrer à celles-ci comment protéger exploiter durablement la forêt.

Conclusion: Les forêts tropicales sont des écosystèmes dont l’importance est vitale aussi bien pour la planète que pour les hommes; mais pour de multiples raisons, ces forêts sont détruites, destruction qui s’accompagne malheureusement de nombreuses conséquences. Il apparaît alors impératifs de sauver ces forêts, car leur disparition fera courir de graves dangers à l’homme sur dans la zone intertropicale. 

 BACCALAUREAT

Sujet 1:Le plateau sud camerounais

 Vous insisterez sur les transports et leurs problèmes.

 Introduction: Le plateau Sud camerounais constitue l’une des plus grandes régions du Cameroun en termes de superficie, de population et de production agricole. Comment se présentent les transports dans cette région? D’une part, on va identifier les différents types de transports dans cette région, et d’autre part, les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

     Il existe sur le plateau sud camerounais, plusieurs types de transports. Les transports terrestres sont les plus importants et les plus diversifiés. Ils sont représentés par les transports routiers comprenant des axes bitumés tels Yaoundé Bafia, Yaoundé Bertoua, de nombreux axes non bitumés et des pistes rurales. Le transport ferroviaire est représenté par le transcamerounais, précisément la ligne du centre Eséka Yaoundé Belabo assurant le transport des marchandises et des biens.
    On a aussi le transport fluvial avec l’existence des cours d’eau navigables par des biefs. C’est le cas du Nyong et son bief Mbalmayo– Ayos.
   Le plateau sud camerounais bénéficie également du transport aérien avec des aéroports de classe internationale comme celui de Yaoundé Nsimalen et des aéroports secondaires comportant des pistes d’atterrissage comme ceux de Bertoua, Ebolowa.
   Enfin et plus récemment, on a eu l’introduction du transport par câble avec l’introduction de la fibre optique. Le plateau Sud camerounais bénéficie certes de plusieurs types de transport, mais ceux-ci sont confrontés à de nombreux problèmes.

       Les problèmes de transport sur le plateau sud camerounais sont entre autres:  La persistance de l’enclavement: de nombreuses régions de cette partie continuent à être enclavées comme le Sud, l’Est, à cause de l’absence des voies routières et ferroviaires.
      On note l’absence d’un véritable système de transport qui se traduit par le déficit de complémentarité entre les différents types de transport.
     Un autre handicap de poids est la praticabilité saisonnière des routes non bitumées qui fait que certaines parties de cette région sont coupées du reste du pays en saison sèche.
     Enfin, le matériel roulant et les infrastructures sont vétustes car datant d’une autre époque, et les routes dans un état de délabrement très avancé.

Conclusion: les transports dans le plateau sud camerounais sont vétustes et confrontés à plusieurs problèmes. La route demeure par conséquent, le principal moyen de transport utilisé sur le plateau sud camerounais. Le désenclavement de cette région ne pourrait– il pas booster son économie?

Sujet d’application Seconde

Sujet: Les facteurs du climat

CDT: vous ressortirez les facteurs cosmiques et géographiques

Analyse du sujet: ici on me demande de ressortir les facteurs du climat, en d’autres termes, d’expliquer pourquoi on observe une grande diversité de climats sur terre.

Je dois me servir de mon cours sur la notion de climat. Et de ce cours, je dois utiliser la partie intitulée: les facteurs du climat, les extraire de cette partie et expliquer comment ils influencent le climat.

La première délimitation de ce sujet pour les idées faite, je passe à la délimitation spatiale. Ce sujet porte sur toute l’étendue terrestre donc mon cadre spatial est la surface de terre. Mon thème d’étude ici c’est les facteurs du climat et pour l’approche, je peux partir du constat selon lequel il existe sur terre une grande variété de climats

ma problématique va s’intituler: Quels sont les facteurs du climats?

Mon plan est suggéré par ma consigne de travail: les facteurs cosmiques en I et les facteurs géographiques en II. Je bâtis alors mon plan détaillé

I– Les facteurs cosmiques

IP: les facteurs cosmiques expliquent la division de la terre en zones climatiques:

1– Le soleil (idée 1, donc mon 1er paragraphe)

2– la circulation atmosphérique

3– la forme de la terre

4– L’orbite de la terre

Transition: Outre les facteurs cosmiques, le climat est aussi influencé par des facteurs géographiques

II– Les facteurs Géographiques

Ils sont à l’origine des types et des nuances de climats.

1– la végétation

2– les courants marins

3– le relief

4– La continentalité

Dans mon, je dois songer à l’équilibre c’est à dire au nombre de paragraphes ou idées de chaque partie.

Je passe aux éléments de la conclusion

Je fais mon bilan, bref ce que je peux dire si on me demandait de résumer mon devoir en une phrase, puis je ressors la réponse à ma problématique et j’ouvre mon devoir.

Bilan: Plusieurs facteurs déterminent les différents climats qu’on rencontre sur terre: les facteurs cosmiques et géographiques.

RP: Les facteurs  cosmiques expliquent la division de la terre en zones climatiques tandis que les facteurs géographiques sont à l’origine des types et des nuances de climats.

Ouverture: Mais l’homme par ses activités n’est t– il pas à l’origine de la modification globale des climats?

Ce travail préparatoire peut me prendre entre 50 minutes et une heure. J’ai devant moi 45 minutes pour rédiger et relire mon devoir.

Introduction: La surface de la terre est le siège d’une grande variété de climats; ainsi, d'une région à une autre de la terre, on observe une multitude de climats aux caractéristiques différentes. Quels sont alors les facteurs qui expliquent cette diversité climatique? Pour répondre à cette question, d’une part, on ressortira les facteurs cosmiques et d’autre part, les facteurs géographiques du climat.

     Les facteurs cosmiques sont à l’origine de la division de la terre en trois grandes zones climatiques. Ils influencent le climat de manière globale ou générale. Parmi ceux-ci, on a: le soleil, la circulation atmosphérique générale, la forme et l’orbite de la terre. (je peux si je veux, énoncer déjà les éléments de mes paragraphes dans cette IP)
     Le soleil est le moteur du climat car c’est lui qui met en circulation les masses atmosphériques et océaniques. Il influence le climat par ses cycles, sa constance et ses rayons cosmiques (je repars à la ligne)
   Le climat subit aussi l’influence de la circulation atmosphérique générale à travers ses composantes verticales. Ainsi l’ascendance de l’air est à l’origine des climats pluvieux, tandis que la subsidence de l’air détermine les climats désertiques (tropiques et pôles)
    La forme de la terre joue également un rôle sur le climat dans la mesure où les rayons solaires n’atteignent pas la terre de la même manières ainsi à l’équateur ils arrivent de manière verticale alors qu’aux hautes latitudes, c’est de manière oblique ce qui crée des régions excédentaires et déficitaires.
    Enfin l’orbite de la terre a également son mot à dire quand les variations de celles-ci sont à l’origine des saisons et des variations à grande échelle du climat ‘glaciations et périodes interglaciaires). Outre les facteurs cosmiques, le climat est également influencé par des facteurs géographiques (ma transition)

   Les facteurs géographiques sont à l’origine des types et des nuances de climats. Leur influence sur le climat est donc locale ou régionale. La végétation contribue à accroitre les précipitations grâce au processus d’évapotranspiration. Un hectare de forêt libère en moyenne 50 tonnes d’eau par jour c’est pourquoi il pleut beaucoup en forêt dense.
    Les courants marins influencent eux le climat des régions côtières qu’ils baignent. Ainsi les courants marins chauds adoucissent le climat des régions côtières ex. le Gulf stream alors que les courants marins froids sont souvent à l’origine des déserts côtiers ex le Benguela désert du Namib.
   Le relief influence le climat grâce aux effets d’altitude. De ce fait, les régions montagneuses sont plus froides que celles en contrebas et les régions situées au niveau des versants aux vents sont plus arrosées que celles des versants sous le vent (ici je peux illustrer en utilisant un schéma)
   La continentalité de son côté explique pourquoi les régions situées à l’intérieur ont un climat plus rigoureux ou rude et parfois moins pluvieux que les régions situées au niveau de la côte.

Conclusion: les climats de la terre sont la résultante de la combinaison des facteurs cosmiques et géographiques. Les premiers sont à l’origine de la division de la terre en zones climatiques tandis les seconds expliquent les types et les nuances de climat. Mais l’homme par ses activités n’est t– il pas à l’origine de la modification globale des climats?

 PROBATOIRE CDETI 2014

Remarques générales: Le présent sujet porte sur une question de cours, et il est question de ressortir les obstacles qui entravent le développement industriel des pays du Tiers Monde. On doit par conséquent s’appuyer sur le cours intitulé: Les obstacles à l’industrialisation du Tiers Monde, le cas du Cameroun. De ce fait, les exemples doivent concerner tous les pays du Tiers monde. On va commencer par fixer les  bornes de notre sujet.

Cadre géographique ou spatial: Tous les pays du Tiers Monde( Afrique, Amérique, Asie)

Thème: L’industrialisation des pays du Tiers Monde

Approche à utiliser: Présentation ou définition du Tiers Monde ou partir de la situation de ces pays.

Problématique: Auels sont les obstacles qui entravent le développement industriels des pays du Tiers Monde?

Plan (nous retenons 4 idées par partie)

I– Obstacles Politiques

1– Tracasseries/lenteurs administratives

2– Politique fiscale et parafiscale peu souple

3– instabilité politique 

4– Mauvais choix stratégique de développement

II– Obstacles Économiques.

1– Endettement

2– Fuite des capitaux.

3– Dépendance économique

4– étroitesse du marché intérieur

Bilan: Le développement industriel des pays du Tiers Monde est miné par des obstacles politique et économique

RP: Ces pays ne peuvent pas prétendre au décollage industriel si les lourdeurs et lenteurs administratives persistent, s’ils croupissent sous le poids d’une énorme dette et continuent d’être dépendants économiquement.

Ouverture : que peuvent faire ces pays pour amorcer réellement leur décollage industriel?

Introduction: Les pays du Tiers Monde font partie des pays qui disposent d’importants gisements de matières premières de toute nature et d’une main d’œuvre abondante. Pourtant,  malgré ces différents atouts, ces pays continuent à rester en marge de l’industrialisation. Quels sont alors les obstacles qui entravent le développement industriel de ces pays? On ressortira d’une part les obstacles politiques et d’autre part, ceux d’ordre économique.

    Plusieurs obstacles politiques minent le développement économique des pays du Tiers Monde. Il y a tout d’abord, de nombreuses tracasseries et lenteurs administratives de la part des dirigeants de ces pays. Cette administration tatillonne et incompétente
    L’existence d’un réseau de corruption de détournement de fonds qui privilégie les intérêts personnels au profit de ceux de l’Etat. Ainsi lors de l’attribution des marchés ou des licences, le choix est fait pour les entreprises qui offrent des pots de vin.
    L’instabilité politique ne peut pas jouer en faveur du développement dans la mesure où elle fait fuir les capitaux et les investisseurs. C’est cette situation qu’a connue la Côte d’Ivoire à la suite de la crise post électorale.
    Enfin, le climat des affaires n’encourage pas les investissement à cause des politiques qui ne mettent pas sur pied des politiques fiscales et parafiscales souples, du trop plein d’impôts, du mauvais choix stratégique de développement comme privilégier l’exportation des matières premières au lieu de les transformer sur place. De nombreux obstacles politiques minent le développement économiques des pays du tiers monde. Il en est de même pour des obstacles économiques

     Les obstacles économiques sont tout aussi nombreux. On a surtout le poids de la dette des pays du Tiers monde qui constitue un frein majeur au développement et conduit plutôt à l’appauvrissement. Ainsi, les excédents dégagés servent plutôt à rembourser les dettes au lieu d’être investis pour le développement
   On note aussi la fuite des capitaux étrangers: de nombreuses firmes multinationales font d’importants profits dans ces pays. Mais leurs bénéfices sont rapatriés dans leurs pays au lieu d’être investis pour créer des emplois ou des richesses.
   La dépendance économique joue un rôle dans l’état de sous développement des pays du tiers monde: la politique monétaire de ces pays est décidée par les pays développés, les financements de projets de développement proviennent de l’extérieur avec toutes les contraintes qui les accompagnent.

L'urbanisation est un mouvement historique de transformation des formes de la société que l'on peut définir comme l'augmentation du nombre de ceux qui habitent en ville par rapport à l'ensemble de la population. C'est donc un processus de développement des villes et de concentration des populations dans ces dernières[1]. Le processus spatio-temporel de l'urbanisation se fait différemment selon les pays et les villes. L'urbanisation peut se faire autour de villes déjà existantes, généralement dans des territoires jugés attrayants ou pour des raisons culturelles et historiques (capitales) ou religieuses (La Mecque, Lourdes...), ou sur des zones commercialement, industriellement ou militairement stratégiques (ex : bases militaires). Certaines villes champignons sont nées autour de ports et d'industries positionnés autour de ressources minérales, énergétiques ou humaines (main-d'œuvre bien formée, et/ou bon marché). L'urbanisation présente un caractère exponentiel (nettement avéré depuis les années 1800) qui semble être vécu comme une fatalité par la plupart des gouvernements et aménageurs. En 2007, on estime que le taux d'urbanisation mondial dépasse les 50%[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire urbaine, Ville au Moyen Âge et Renaissance du XIIe siècle.

De nombreux débats existent quant à l'apparition des premières villes.

Les premières villes importantes connues apparaissent à la fin du Néolithique, avec la culture de Cucuteni-Trypillia à partir de la fin du Ve millénaire avant notre ère, en Ukraine, Roumanie et Moldavie. Ces villes pouvaient atteindre plus de 15000 habitants et plusieurs kilomètre carrés, elles étaient très planifiées et organisées en plan elliptique concentriques[3].

Ensuite de grandes villes apparaissent dans l'Antiquité ancienne en Mésopotamie. On connait notamment la ville d'Uruk ou de Jéricho. Les villes se diffusent ensuite dans la vallée du Jourdain, la vallée de l'Indus, la vallée du Nil et du Yangzi Jiang. Autour de 1000 avant J.C. les villes se diffusent vers l'Amérique centrale. Plus tardivement, le modèle de la ville fait son apparition au Sud de l'Europe.

Un mouvement croissant d'urbanisation a lieu en Europe au Moyen Âge, à partir du Xe siècle, notamment avec le développement des bastides en France, un premier mouvement de regroupement vers les villes. Une classe bien spécifique de la population apparaît. On l'appelle la bourgeoisie (au sens d'habitants du bourg). C'est aussi dans les villes que se concentrent la construction des grandes cathédrales gothiques et la fondation des premières Universités (comme la Sorbonne à Paris fondée en 1253). La plupart de la population au Moyen-Age est une population rurale[4].

C'est surtout la nette augmentation des populations urbaines après 1800 du fait de l'industrialisation et l'exode rural qui permet au terme d'urbanisation de devenir un terme générique[4].

À titre de comparaison, pourcentage de la population mondiale habitant en ville :

  • 1800, 3,4 %
  • 1900, 15 %
  • 1950, 30 %
  • 2007, 50 %
  • 2015, 69 %

En 2007, le taux d'urbanisation atteint le seuil historique de 50 %, la population urbaine dépasse la population rurale[2],[5].

Au rythme actuel et d'après les projections de l'ONU, 65 % de la population sera urbaine en 2025, et plus de 80 % dans de nombreux pays. Il y a déjà en 2000, 213 villes de plus d'un million d'habitants, et 23 métropoles de plus de 10 millions d'habitants. A titre de comparaison, en 2017, plus de 600 villes ont plus d'1 millions d'habitants et 46 villes plus de 10 millions d'habitants[6]. Selon l’ONU (FNUAP), la population urbaine pourrait encore doubler d'ici 100 ans. Entre 1900 et 2000, la population urbaine a été multipliée par 20 alors que la population mondiale se contentait de quadrupler.

Dans les années 1960-1970, les taux de croissance de nombreuses agglomérations atteignaient les 7 à 8 % annuellement, ce qui donne un doublement de la population en 10 ans. Aujourd'hui, les mêmes agglomérations ne s'accroissent plus que de 1 à 3 % par an. Les chiffres de population les plus récents montrent en effet, tous sans exception, une baisse très importante de la croissance démographique urbaine. Pour autant, l'augmentation de la population dans les villes n'est pas terminée, celle-ci reste largement positive et les taux s'appliquent à des effectifs énormes : 2 % supplémentaires par an représentent tout de même 30 000 habitants pour une agglomération de 1,5 million d'habitants.

Les raisons de l'urbanisation[modifier | modifier le code]

De nombreux facteurs historiques, politiques et socioculturels peuvent expliquer l'urbanisation croissante :

L'exode rural et le développement d'une société tournée vers l'industrie et les services ont fait des centres urbains la source principale d'emploi salarié. L'attrait culturel et politique des villes, en particulier des capitales, encourage l'arrivée de nouveaux habitants, malgré des hausses chroniques de loyers et de prix du foncier. Ce prix encourage une densification des constructions et l'exploitation du sous-sol (stationnements, garages et commerces parfois)

Les décisions politiques relatives à l'aménagement du territoire encadrent le développement des villes existantes ou créent ex nihilo des villes nouvelles. Le plan d'occupation des sols (ou POS) ou plus récemment, le plan local d'urbanisme (ou PLU) assorti du Projet d'Aménagement et de Développement Durables (PADD), sont en France les principaux outils permettant aux collectivités d'appliquer ces politiques. Les techniques d'urbanisme orientent durablement l'occupation de l'espace dans les villes, les élus et techniciens étant par ailleurs confrontés à de nombreuses pressions contradictoires des habitants, commerçants, industriels, aménageurs, etc.

L'attrait touristique de certaines régions très ensoleillées (héliotropisme), enneigées en hiver ou proches de la mer a conduit au développement d'un habitat dense. On parle de mitage ou d'étalement urbain, voire de bétonnage du littoral pour décrire une occupation progressive et inéluctable de certaines vallées et littoraux. Le terme de baléarisation désigne par exemple la construction d'immeubles fonctionnels sur l'intégralité du front de mer pour accueillir de façon massive les touristes. L'urbanisation détruit alors le paysage même qui l'a fait naître. La côte d'Azur, par exemple, présente une ligne de côte très urbanisée. Le littoral y est urbanisé à près de 95%[7]. On établit depuis quelques années des liens entre des risques naturels et sanitaires (inondations, incendies, pollution de l'air...) et le fort taux d'urbanisation qui impacte sur les espaces naturels et la biodiversité.

Les modes d'urbanisation[modifier | modifier le code]

La morphologie urbaine permet d'étudier les différentes formes d'urbanisation. Les villes peuvent se développer grâce à la ERP de façon verticale ou horizontale, voire les deux à la fois. Le développement horizontal est tantôt concentrique, dendritique, ou linéaire (fréquent dans les vallées, ou sur le bord d'axes importants), ceci en fonction du contexte biogéographique, politique ou historique (incluant l'évolution des conditions historiques de propriété). L'urbanisme s'appuie généralement sur l'existant, sur le réseau de transport et sur un ou plusieurs centres ou pôles (développement multipolaire). De nombreuses villes nouvelles ont été créées dans les années 1960 en France suite à la politique des villes nouvelles (comme Lille-Est, Évry ou Cergy-Pontoise par exemple).

Hormis dans le cas de villes champignons liées à la découverte de filons d'or, de ressources rapidement épuisées, ou dans le cas de cités touchées par les retombées de Tchernobyl, depuis les années 1700, il est rare que les villes se stabilisent, disparaissent ou décroissent. Même Hiroshima et Nagasaki, ou les villes rasées durant la Première Guerre mondiale ou durant la Seconde Guerre mondiale, ou lors d'autres conflits ont rapidement été reconstruites et se sont développées. Ce n'est pourtant que dans les années 1970 avec les villes nouvelles, et dans les années 1990 que les urbanistes ont commencé à réfléchir aux conditions de soutenabilité du développement urbain. Et il faut attendre les années 2000 pour voir apparaître les premiers quartiers HQE (Bedzed par exemple à Londres) et 2006 pour le premier projet de ville HQE (en Chine).

Impacts socio-économiques, culturels et environnementaux[modifier | modifier le code]

L’urbanisation est un phénomène actuel important puisqu’il concerne plus de la moitié de la population mondiale depuis 2008 et concernera d’ici 2050 près de 70 % de cette dernière[8]. Cela en fait un sujet de plus en plus difficilement détachable du développement des différentes sociétés mais aussi de l’environnement[9]. L’urbanisation entraîne, en effet, de nombreuses conséquences tant positives que négatives dans ces domaines. Il est de ce fait apparu que l’augmentation du nombre d’urbains pouvait être intimement liée au développement d’industries, de services à la population, de moyens de transport mais risquait également d’entraîner une homogénéisation des modes de vie, une augmentation du CO₂ produit, une dégradation des sols et des conditions de vie, etc.[8],[9]. Il apparaît donc pertinent d’étudier l’urbanisation, la manière dont elle est gérée par les autorités publiques et les conséquences qui en découlent. Si celle-ci est aujourd’hui mondiale, son intensité varie d’une région à l’autre. Cette différence se voit notamment entre les pays développés qui semblent être au terme de ce phénomène d’évolution urbaine et les pays en développement qui se trouvent au cœur de cette évolution[8]. Il est alors légitime de se demander si la différence d’urbanisation entre les pays développés et les pays en voie de développement résulte juste d’un décalage dans le processus d’urbanisation et donc d’un simple retard de la part des pays du sud où s’il existe une nouveauté radicale des processus urbanisant ces derniers. La première hypothèse semble difficilement tenable. En effet, bien que les continents asiatique et africain aient un niveau d’urbanisation bien inférieur à celui des pays occidentaux, leur taux d’urbanisation est plus de deux fois plus intense que celui enregistré dans les moments forts de la croissance urbaine des pays développés[8].

Il peut résulter des processus d'urbanisation des conséquences diverses en termes d’organisation sociale. L'urbanisation a des conséquences en terme d'organisation sociale car elle reflète les processus d'organisation de la ville. Elle peut se dérouler de différentes manières et regrouper spatialement différentes classes de la société (par exemple on parle d'urbanisation spontanée pour désigner l'apparence d'habitations informelles comme les slums en Inde). Elle est donc un des causes de la ségrégation urbaine. L'urbanisation a aussi de nombreuses conséquences en termes de conséquences environnementales. En Italie, par exemple, on parle de « consommation des sols »[10] pour désigner l'artificialisation et la forte construction côtière. Une urbanisation excessive engendre des risques (fragilisation des sols, pollutions, pillage des ressources naturelles...)[2]. Les autorités peuvent chercher à répondre à ces risques grâce à des Plans de Préventions des Risques (PPR) ou à l'octroi de permis de construire dans des zones sures.

Quatre pays pour quatre situations[modifier | modifier le code]

Il existe de grandes différences entre les différents taux d’urbanisation des pays du monde. Il existe également de grandes disparités dans l’évolution de ce taux d’urbanisation. Il est cependant possible de considérer quatre cas généraux qui représentent des types d’urbanisations différentes. Il y a les pays développés comme la Belgique qui ont démarré leur urbanisation rapidement dans l’histoire et qui ont eu une évolution plutôt lente. Les pays en développement ou émergeant d’Amérique latine, comme le Brésil, qui ont des taux d’urbanisation très élevés à l’heure actuelle. Les pays en développement ou émergeant d’Asie tel que la Chine qui connait une très forte croissance de son urbanisation et qui tend à la contrôler de façon drastique. Et enfin, les pays africains qui développent une très forte croissance urbaine sans la planifier. Chaque type d’urbanisation a ces impacts sociaux-économiques, culturels et environnementaux.

Belgique[modifier | modifier le code]

La Belgique a vu une évolution de son niveau d’urbanisation à la suite d'une forte immigration interne vers les centres urbains due à une série de bouleversements économiques, industriels, technologiques, sociaux et politiques insufflés par la révolution industrielle. Le pays fait sans conteste partie des pays actuellement reconnus comme développés. Son urbanisation est donc relativement caractéristique des processus qui ont poussé à l’urbanisation dans les sociétés développées. Ces processus sont, comparativement avec les pays en développement, lents puisqu’ils s’étalent sur plus de deux siècles. Ces différents processus vont avoir des impacts différents sur les populations et leur façon d’occuper l’espace ainsi que sur l’environnement.

L’urbanisation belge est caractérisée par quatre grands processus : l’urbanisation des centres, la suburbanisation, la périurbanisation, la réurbanisation.

La première phase d’urbanisation est une phase de croissance importante du nombre d’habitants dans les centres urbains. Ce processus prend place dès l’indépendance de la Belgique et opère durant une grande partie du XIXe siècle. Il est en effet possible d’observer des taux de croissance de 2 % dans les centres urbains alors que l’accroissement naturel de la population n’est que de 1 %[11]. La ville est donc le théâtre de migrations importantes. Ces migrations sont le résultat d’un exode rural, lui-même dû à deux facteurs. Il y a d’une part la forte période d’industrialisation que connait la Belgique à l’époque et d’autre part, un rejet de la campagne à la suite de la crise agricole[12]. La ville représente alors le symbole de l’industrialisation puisqu’elle est un lieu de concentration d’emplois, de moyens de transport, etc. De par l’industrialisation, il va y avoir un déplacement important de la population flamande qui occupait alors une campagne surpeuplée et tournée vers la production de textiles en direction du bassin industriel wallon (bassin Sambre et Meuse) valorisé par ses charbonnages et ses industries sidérurgiques ainsi que vers l’axe Bruxelles-Anvers valorisé par sa zone portuaire[12]. Cette densification de l’habitat urbain sous impulsion de l’industrialisation a des conséquences néfastes sur la qualité de l’environnement et de la santé. La concentration dans des espaces réduits d’une forte pollution en carbone et en métaux lourds dégrade fortement l’environnement et la santé des populations résidents dans les villes[13].

La deuxième phase d’urbanisation est appelée suburbanisation. En raison d’un surplus démographique dans le centre urbain, il y a débordement des populations en dehors des limites de la ville et développement d’une première couronne d’habitats autour du centre urbain. Durant cette période qui couvre la première moitié du XXe siècle il y a un très fort développement des faubourgs grâce à des travaux d’assainissement et le développement des moyens de transport[11].

La troisième phase d’urbanisation belge, qui débute dans la deuxième partie du XXe siècle, est appelée la périurbanisation. Elle est le résultat d’une diminution des populations habitant le centre-ville et de la croissance des populations habitant de plus en plus loin de ces centres urbains[11]. Les raisons de cette migration de la population vers l’extérieur sont principalement économiques et culturelles. Dès 1950, la Belgique entre dans la catégorie des pays reconnus pour leurs hauts salaires. Or, l’augmentation du niveau de vie induit de nouveau standard d’habitation[14]. Le modèle culturel et traditionnel de l’habitat familial belge est constitué d’une maison pavillonnaire en milieu rural où il fait bon vivre pour élever ses enfants. Avec l’augmentation du niveau de vie, ce modèle devient accessible à un plus grand nombre. Le développement des infrastructures de transport vers la capitale (autoroutes, etc) va fortement favoriser ce mouvement des populations vers la périphérie. De plus en plus de migrations pendulaires, c’est-à-dire de migrations du lieu de résidence vers le lieu de travail, sont observées. Durant cette période, les maisons prenant de plus en plus de place, il y a une forte augmentation de l’espace consommé par l’habitat[14]. Cet étalement urbain n’est bien évidemment pas sans conséquence d’un point de vue environnemental. L’augmentation du trafic, du réseau de transport et des zones d’habitats a pour conséquence la fragmentation des terres, la perte de la biodiversité, la modification des cycles hydrologiques entrainant des inondations et la perte de caractéristiques paysagères[15]. Nous pouvons également assister à une gentrification de la population. Les populations les plus pauvres socio-économiquement auront une plus grande tendance à habiter les centres villes, contrairement aux classes moyenne et supérieure qui recherchent l’espace en périphérie.

La quatrième phase qui semble se dérouler actuellement et depuis la fin du XXe siècle est une phase de réurbanisation. Il semblerait que le Belge a de nouveau tendance à chercher à vivre plus près des centres urbains. Plusieurs raisons peuvent être avancées. La crise pétrolière et l’augmentation des frais de transport ainsi que la crise de l’emploi et l’augmentation du prix des loyers incitent sans doute à vivre dans un espace moins grand et plus proche des lieux d’emplois[11]. À cela s’ajoute que la limite entre l’espace urbain et l’espace rural n’est plus évidente à tracer. On remarque en effet que culturellement, le monde rural n’est plus associé à la seule production agricole ou agraire mais bien à la fonction d’habitat, de loisirs, de vie professionnelle, etc. Le modèle culturel de la ville et la campagne semble donc de moins en moins marqué sur le territoire belge[16]. Il est évident qu’il va falloir prendre en compte la fragmentation des écosystèmes dans les politiques d’urbanisation conduites à l’avenir. L’espace de plus en plus urbain et de surcroît de moins en moins rural empêche la dispersion d’un grand nombre d’espèces et empêche ainsi non seulement le développement de celles-ci mais également leur survie. Une politique de préservation des espaces ruraux sera donc indispensable au maintien des écosystèmes[17].

Brésil[modifier | modifier le code]

Le Brésil est un des pays ayant un niveau d’urbanisation le plus fort au monde avec des grandes villes telles que Sao Paulo ou Rio de Janeiro. L’urbanisation du pays a commencé dans les années 1940 et le phénomène n’a pas cessé de s’amplifier jusque dans les années 1980, avant de connaître un léger ralentissement notamment dû à la baisse de la natalité du pays[18]. Les chiffres sont sans appel, si en 1940 seulement 26 % de la population brésilienne vivait en ville, les citadins représentaient plus de 72 % au début des années 1990[19]. Le pays représente donc la classe des pays émergents qui ont connu une urbanisation relativement tôt dans l’histoire et qui en à peine quarante ans ont vu leur taux d’urbanisation exploser. Cependant, ce processus particulier et rapide d’urbanisation n’a pas été sans conséquence sur le pays. Ses impacts sont en effet visibles sous plusieurs aspects dont font partie l’environnent, l’économie, la culture et la politique.

Au niveau environnemental, l’urbanisation du Brésil ne s’est pas faite en une fois et le paysage urbain du pays a beaucoup évolué. En effet, au début du processus, il s’agissait surtout d’une urbanisation littorale qui s’est ensuite mutée en une urbanisation intérieure et généralisée, devenant alors plus concentrée[19]. Un élément est plutôt étonnant au niveau environnemental : malgré le fait que l’urbanisation brésilienne soit une des plus impressionnantes, le pays arrive à avoir un impact sur l’environnement moindre que d’autres grands pays[20]. En effet, les problèmes récurrents engendrés par l’urbanisation sont en général des problèmes de pollution tant au niveau de l’air que de l’eau ou encore une déforestation importante. Or, au Brésil, ce n’est qu’une minorité de la population qui est face à ce genre de difficultés. Cela ne veut pas pour autant dire que l’urbanisation brésilienne n’a aucun impact environnemental. La forêt amazonienne se voit partiellement sacrifiée au profit du développement des villes et une expansion agricole peut être observée au niveau de la savane[20]. Les conséquences environnementales, si elles sont moindres aujourd’hui, sont plus à craindre pour les prochaines années à cause notamment du développement de l’industrie et surtout de l’industrie automobile. Cela risque d’entrainer une pollution des villes beaucoup plus importante et par conséquent, une dégradation de l’environnement et une aggravation du phénomène de réchauffement climatique. Les problèmes de pollution proviendront notamment du fait que l’urbanisation du Brésil a été dans un premier temps très dense. Cela implique la nécessité de plus longs trajets et donc une augmentation de la quantité de gaz échappée dans l’environnement.

Au niveau socio-économique, un des gros problèmes auquel doit faire face le pays est la montée des inégalités entre les riches et les pauvres. En effet, l’urbanisation ne profite pas de la même manière à tout le monde et le fossé se creuse de plus en plus entre les régions. Le Sud-Est est la partie la plus urbanisée avec un taux de près de 83 % dans les années 1990 alors que le taux d’urbanisation du Nord Est, région la moins urbaine, n’atteignait à peine que les 50 %[19]. Pour avoir un ordre d’idée, le taux moyen d’urbanisation du pays à l’époque était de 65 %. C’est surtout à partir des années 1960 que des différences significatives se sont fait ressentir entre les différentes régions. Un lien a alors pu être observé avec le niveau de modernisation. En effet, si le Sud Est était déjà à l’époque la partie du pays la plus urbanisée, c’était aussi la partie la plus moderne. Cette supériorité de la zone dans les deux domaines peut être expliquée par le fait que la région est le cœur industriel du pays comprenant les 3 grandes villes : Sao Paulo, Rio de Janeiro et Belo Horizonte[21]. Les inégalités se voient tant au niveau du développement qu’au niveau des richesses et marquent des différences également au niveau des classes sociales[21]. Tout cela crée une aggravation de la paupérisation, une augmentation du nombre de bidonvilles et de favélas, un sentiment d’insécurité accru et une diminution de la taille de la famille[22]. L’urbanisation poursuit cette inégalité de développement entre les régions en créant deux environnements bien différents. Pour les plus chanceux, ils bénéficient de l’urbanisation en pouvant vivre dans des quartiers urbains modernes mais pour les plus défavorisés, l’urbanisation les pousse dans des favelas. Ces quartiers urbains pauvres rencontrent de vraies difficultés avec notamment un accès à l’eau potable difficile, un manque de soins de santé ou encore le retour d’anciennes maladies[21]. Finalement, le nombre de bidonvilles est plus important que le taux d’urbanisation lui-même. Par exemple à Sao Paulo, entre 1970 et 1980, la population vivant dans des bidonvilles a été multipliée par 10. À Rio, en 1950, il y avait 7 % de la population qui vivait dans des bidonvilles. En 1980, ils étaient plus de 30 %[23]. Tous ces problèmes de pauvreté et d’abris précaires proviennent notamment du phénomène de bas salaires, du manque de politiques efficaces en matière de pauvreté et de logement[23].

En bref, si l’urbanisation brésilienne a été remarquable tant par sa vitesse que par son importance, le bénéfice que cela apporte au pays doit donc tout de même être relativisé. Ce phénomène aurait pu être beaucoup plus bénéfique si le pays avait réussi à mettre en place parallèlement des politiques efficaces. Cela a cependant permis au Brésil de se placer sur la scène internationale notamment au niveau du commerce et devenir un des pays incontournables en la matière grâce entre autres au fait que l’urbanisation aura permis au pays de posséder le parc industriel le plus grand d’Amérique latine[20].

Chine[modifier | modifier le code]

La Chine semble être une bonne représentation de l’urbanisation asiatique. L'accroissement de sa population urbaine se caractérise par un accroissement naturel de la population ainsi que par un exode rural assez important. De plus, de nombreuses zones rurales (les bourgs) deviennent urbaines à la suite d'un développement important d’infrastructures urbanisantes. L'urbanisation de la Chine est donc relativement rapide et plus qu'ailleurs, planifiée. En effet, c’est à la fin des années 1970 que le gouvernement chinois engage les réformes nécessaires au passage d’une économie planifiée à une économie de marché. Ceci entraîne une croissance économique importante mais celle-ci n’est pas uniforme : elle se concentre essentiellement sur les villes de l’Est. Les villes chinoises se sont, du coup, occidentalisées tant dans leur aspect économique que social. Cette croissance industrielle, principalement observée dans les villes, a permis à la Chine de se hisser jusqu’au statut d’atelier du monde. Malgré le fait que tous ces changements aient été bénéfiques pour l’économie chinoise, ceux-ci sont tout de même porteurs d’effets pervers et de conséquences non négligeables.

La première conséquence de cette urbanisation est de l’ordre du socio-économique. Le développement accéléré et inégal des villes chinoises a entraîné de nombreuses disparités. En effet, les villes de l’Est étant devenues très attractives, même pour les populations rurales et pauvres de l’Ouest, un exode rural s’est engagé. Les populations pauvres issues de ces migrations ont alors trouvé du travail, principalement dans les usines et dans le secteur de la construction mais malgré cette participation active au marché du travail, elles ne sont pas considérées comme citoyennes à part entière[24]. Bien que leur installation en ville soit souhaitée (le développement de l’industrie chinoise nécessite une main d’œuvre importante), elles n’ont donc pas accès aux services sociaux, sanitaires et publics (de transports et autres). Elles ont donc été victimes d’une forme de ségrégation. Une partie de cette population, animée par un sentiment de rejet, a basculé dans la délinquance urbaine. Pendant ce temps, le reste de la population migrante, pour surmonter cette exclusion et éviter de tomber dans la criminalité, a dû mettre en place divers services utiles à la communauté (des petits commerces familiaux, des hôpitaux, des écoles, des crèches…) parallèlement aux services officiels auxquels elle n’a pas accès. Une sorte d’économie informelle s’est donc progressivement mise en place. Les populations migrantes sont donc « décalées de la ligne étatique », ce qui crée une sorte d’urbanisation à deux vitesses. Cependant, leur taux de chômage est faible voire nul et la croissance de leurs « villages » est élevée[24].

Mais outre ces problèmes d’exclusions, l’urbanisation chinoise entraîne aussi des problèmes environnementaux très conséquents. L’ampleur des problèmes liés à cette à la croissance économique et à la détérioration de l’environnement s’est accentuée avec la réforme économique de 1978, même si ceux-ci existaient déjà auparavant. La Chine est aujourd’hui, et ce depuis 2006, le premier émetteur de gaz à effet de serre (près de 22 % du total mondial des émissions)[25]. En 2025, elle sera responsable d’un quart des émissions de CO2[26]. « Tous les indicateurs permettant d’évaluer la gravité des problèmes environnementaux en Chine présentent des valeurs inquiétantes ». Mais les Chinois n’ont pas tous le même niveau de responsabilité dans cette crise environnementale. La population urbaine, qui a crû encore plus que proportionnellement à sa population totale, pollue bien plus que ses voisins ruraux[25]. Les villes sont donc, bien plus que les campagnes, au centre des préoccupations en matière de développement durable. Depuis la réforme, le secteur de la construction s’est énormément développé (« celui-ci représente près de 9% du PIB chinois »). Chaque année depuis 2000, près d’un milliard de mètres carrés est construit et ce, pour la grande majorité, en zone urbaine. La demande en matière d’énergie du secteur résidentiel ne fait qu’augmenter « et devrait tripler, voire quadrupler, d’ici 2030, entraînant une hausse proportionnelle des émissions de CO2 ». Le gouvernement chinois, plus que jamais conscient de ce problème, « a promulgué des normes en faveur de l’efficacité énergétique dans ce secteur résidentiel ». Il faudra, par exemple, améliorer l’efficacité thermique des nouveaux logements… Le gouvernement chinois, auparavant inactif face à cette crise environnementale, a maintenant mis en place un appareil de protection. Celui-ci se base sur la mise en place d’une conscience collective, d’un système éducatif et de technologies moins polluantes, le but étant d’atténuer, progressivement, les conséquences de cette surexploitation et de ces émissions excessives. C’est aux autorités provinciales de déterminer les moyens pour atteindre ces objectifs. Le respect des nouvelles normes va donc d’abord dépendre de la compréhension des enjeux par les fonctionnaires provinciaux. Cependant, malgré cette volonté de résorber cette « crise environnementale », la croissance économique est et restera le premier objectif des autorités, les normes en matière d’environnement sont donc reléguées au second plan.

Rwanda[modifier | modifier le code]

Sur le plan démographique, aucun autre continent n'évolue plus vite que l'Afrique[27]. Comme les statistiques le démontrent, sa population totale a été multipliée par quatre et sa population urbaine par onze. De 14,5 % en 1950, le taux d’urbanisation est passé à 25,7 % en 1975, 38,7 % en 2007 et est projeté à 47,2 % et 61,8 % respectivement en 2025 et 2050[28]. Le Rwanda, n'échappe pas à cette règle. Ce pays peut donc servir à comprendre l’impact de l’urbanisation sur les pays en voie de développement africains. L'urbanisation du Rwanda avant son indépendance, c'est-à-dire en 1962, était lente car la priorité était donnée au développement des campagnes. Son taux d'urbanisation n'était que de 2,4 %, à la veille de son indépendance[27]. À partir de cette date, le pays va connaitre un exode rural en particulier vers la ville de Kigali. Alors qu'en 1970, la population urbaine du Rwanda était estimée à 125 460 habitants, force est de constater que 45 % de ceux-ci étaient dans la ville de Kigali. Dès lors, le taux d'urbanisation s'est accéléré passant de 3 % en 1970 à 4,5 % en 1978, 5,6 % en 1991 et 16,9 % en 2002[29]. Les raisons de cette croissance de l’urbanisation sont multiples. D'une part, comme dans toutes les villes africaines, il faut mentionner l'exode rural datant de la période d'indépendance et s'intensifiant actuellement pour des raisons principalement socio-économiques, comme la recherche d’emploi par les jeunes fuyant leur campagne pour s’installer en ville où ils trouvent beaucoup de services et d’industries. D'autre part, l'instabilité politique et les guerres très fréquentes sur le continent africain accroissent également la concentration de la population dans les villes considérées comme des lieux refuge[27]. En guise d'exemple, au Rwanda, la guerre de 1990 et le génocide de 1994 ont causé une perte en vies humaines importante ainsi que l'exil massif vers les pays frontaliers de sorte qu'en 1994, la population de Kigali était estimée à 50.000 habitants. Moins de 20 ans plus tard, cette population est estimée à plus d'un million, c'est-à-dire une augmentation de plus de 20 % par an. S’ajoute également le retour massif des réfugiés en 1994 et 1996, qui se sont directement installés en ville au lieu de rejoindre leurs villes natales et qui ont accru le nombre d’habitants de Kigali. D’autre part, il y a également le fait de l’alimentation de la ville de Kigali par les migrants à la suite du règlement de comptes de la période post génocide ainsi que la guerre des infiltrés au Nord du pays de 1997 à 2007.

Comme pour les autres pays, cette urbanisation n'est pas sans conséquences au niveau environnemental. Tout d’abord, une pollution de l’environnement causée entre autres par les déchets peut être remarquée. En effet, la ville de Kigali produit environ 450 tonnes de déchets par jour mais seuls 50 % sont ramassés. En plus de cela, il faut ajouter le problème de non séparation entre les déchets potentiellement dangereux des industries et des hôpitaux. Ensuite, il apparaît que le sous-dimensionnement des installations des évacuations des eaux est source fréquente d’inondations dans la ville[30]. Ces dernières sont causées par l’entassement des ordures dans les lits de rivières empêchant l’écoulement normal des eaux. Enfin, il y a les nombreux quartiers précaires dus à la mauvaise qualité des constructions compte tenu de l’explosion démographique que connait la ville de Kigali.

Au niveau socio-économique, l’urbanisation au Rwanda cause beaucoup d’inégalités au niveau de la population surtout dans la ville de Kigali. Ces inégalités sont remarquées entre les quartiers occupés par les riches et l’ensemble des personnes issues de la diaspora. Il faut citer entre autres, les quartiers comme Nyarutarama et Gacuriro pour les riches d’un côté et de l’autre côté ceux occupés par les pauvres pour la majorité des natifs de la ville de Kigali. Il y a également les quartiers comme Kimicanga et Kimisagara. D’autres exemples existent. Dans les années 1983, le service de l’urbanisme avait imposé la construction des maisons de haut ou moyen standing dans les parcelles loties. Pour cela, la population pauvre se concentra massivement dans les zones périphériques de Gikondo, Kanombe, Kimisange[31]. À cela s’ajoute le problème de la spéculation foncière[32]. Du point de vue culturel, en plus de la carence et des logements qui coutent cher en ville, le rwandais n’a pas pour habitude de louer son logement pour longtemps, il a plutôt tendance à construire sa propre maison et à choisir son voisin et non à vivre dans les buildings. Cela n’est pas facile pour le gouvernement qui doit lutter contre les résistants à cette politique que beaucoup qualifient de copie à l’Europe. À ce problème de trouver un logement privatif pour tous s’ajoute la croissance démographique. Le Rwanda est caractérisé par une population jeune étant donné que seulement 2,4 % ont plus de 64 ans, 54,7 % ont entre 15 et 65 ans, tandis que 42,9 % ont moins de 15 ans. Cette grande proportion de la population jeune rwandaise, constitue une source dynamique de la démographie à cause de son potentiel de reproduction et ce dernier est un des facteurs important de l’urbanisation dans les pays africains.

Des solutions possibles : la « ville verte » de Fribourg (Allemagne)[modifier | modifier le code]

Afin de profiter des avantages offerts par l’urbanisation tout en limitant, voire en évitant, tout désagrément, les autorités de la ville de Fribourg ont décidé d’en faire une « ville verte ». En plus de profiter écologiquement à la planète, la ville, pionnière en la matière, a également vu son économie s’améliorer avec une croissance soutenue et un taux d’emploi plus que satisfaisant[33].

  • Élément déclencheur : en 1986, à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, les autorités de la ville ont opté pour une dénucléarisation et une focalisation sur le soleil en tant qu’énergie principale. Durant la même année, Fribourg sera la première ville allemande à mettre sur pied un Bureau de Protection de l’Environnement[33].
  • Moyens de transport : entre 1982 et 1999, la fréquentation des transports publics a connu une augmentation de 7 % passant ainsi de 11 à 18 %. Au total, c’est environ 70 % des déplacements qui se font avec un autre moyen de transport que la voiture[34]. Pour y arriver, des efforts ont tout d’abord été faits en matière de transports urbains. Dans ce domaine, la ville voulait réduire la circulation des voitures au profit de l’utilisation du vélo et même des voies piétonnes, en vue de diminuer l’émission de gaz d’échappement mais également la pollution sonore. La ville a également développé un important réseau de transports publics, aménagé des places de parking au bord des zones piétonnes et canalisé le trafic automobile. Tout est fait pour que les citoyens laissent leur voiture au profit de moyens de transport moins néfastes pour l’environnement. Un des objectifs de la ville à long terme est de réduire de 40 % les émissions de CO2 d’ici 2030. Il apparaît toutefois que cet objectif soit quelque peu difficile à atteindre.
  • Énergie : les autorités communales, dès 1986, ont visé dans un premier temps la maîtrise de l’énergie, c’est-à-dire une économie maximale de cette dernière via l’isolation des bâtiments, l’utilisation d’appareils ménagers plus économes. Dans un deuxième temps, la ville s’est penchée sur le développement des énergies renouvelables avec notamment des installations de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments publics et privés mais aussi le développement de parcs éoliens. Finalement, la ville a adopté des technologies énergétiques efficaces[34]. Un des objectifs de la ville pour 2010 était de produire 10 % de son électricité à partir des énergies renouvelables. Cet objectif n’a malheureusement pas été atteint.
  • L’éducation : la ville veut conscientiser les habitants aux problèmes environnementaux dès le plus jeune âge. Aujourd’hui, la plupart des citoyens sont engagés plus ou moins directement dans le projet de « ville verte » avec notamment une grande partie d’entre eux occupant des emplois liés à l’énergie verte.
  • Déchet : en ce qui concerne les déchets, la ville veut rester la plus propre possible en évitant tout déchet inutile. Le tri sélectif est donc d’application pour tous citoyens de la ville[33]. Cela en fait la ville la moins productrice de déchets de toute l’Allemagne. Fribourg mise également beaucoup sur la réutilisation et la récupération maximale de chaque produit et favorise donc, naturellement, le papier recyclé mais aussi les couches pour bébés lavables et non plus jetables. Les citoyens privilégiant le recyclage se voient également octroyer des primes, ce qui les encourage vivement.
  • Bilan : malgré tous les efforts mis en place, il apparaît que l’expérience présente quelques limites. En effet, si la pollution a quelque peu pu être réduite grâce la limitation de la circulation, la pollution atmosphérique est encore un problème bien présent et la dégradation des forêts se poursuit. Cela est notamment dû au fait que le trafic routier augmente (en grande partie à cause du tourisme et du fait que de plus en plus de gens soient attirés par le concept de « ville verte ») et qu’aucune politique locale ou même européenne n’a été mise en place pour endiguer ce problème. De plus, les moyens dont dispose la ville pour développer les projets écologiques restent limités. Fribourg envisage alors de confier certains projets à des organismes privés. Une autre limite est que si les citoyens sont invités à s’investir personnellement dans le projet, finalement, les autorités politiques ne sont pas tout à fait disposées à les faire complètement participer à l’idée. Enfin, le projet, outre les limites exposées ci-dessus, doit également faire face à certains obstacles. En effet, alors que la ville pourrait être un modèle pour l’Allemagne entière et même l’Europe, les politiques locales, notamment en matière de déchet, n’arrivent pas au niveau national. De plus, les politiques européennes en matière d’agriculture ou d’énergie peuvent venir réduire les efforts fournis par Fribourg[34], leur valeur juridique étant supérieure à celle des décisions locales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Carte de l'urbanisation par pays en 2006.
La ville verte de Fribourg
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  3. ↑Site entièrement dédié à l'archéologie de la culture Cucuteni-Trypillia, http://www.trypillia.com
  4. a et bGeorges Duby, Histoire de la France urbaine, Seuil
  5. ↑« Plus de la moitié de la population mondiale vit désormais dans des villes – ONU »
  6. ↑« palmarès : les plus grandes villes du monde »
  7. ↑« La submersion de la côte d'Azur : touristisation et urbanisation »
  8. a, b, c et dDAMON_J..2C_.282011.29.2C_.C2.AB_L.E2.80.99urbanisation_du_monde_:_espoirs_et_menaces_.C2.BB.2C_Sciences_Humaines.2C_231_:_22-27.
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